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Chapitre 2 : Etranges alliés et Vaillante quête !

Chapitre 2 : Etranges alliés et Vaillante quête !

(Errare Humanum Est...? - Heroïc-Fantasy - 26/10/2002)

L’entrée dans l’auberge fut comme une claque pour les sens de Derym : une vague de chaleur envahit son corps trempé, tandis que son odorat subissait l’agression de fumées mêlant tabac et vapeurs éthyliques des consommateurs, saupoudrées d’une odeur de cuisine. Une étrange musique provenait d’un étrange instrument posé sur une estrade, au fond de la salle commune. Un vieil homme martelait la chose, plus avec conviction qu’avec un grand sens du rythme. Mais cette entraînante mélopée ravit le jeune homme, par sa différence avec les sons auxquels il était habitué... Il avait déjà entendu, et joué, de la flûte. Il avait même entendu une fois son vieux Maître à la harpe, lors d’une cérémonie funèbre. Mais c’était la première fois qu’il entendait un piano !

L’esprit dans un tourbillon de nouveauté, il détailla l’assemblée. En face de lui, au fond de la salle, se trouvait donc un vieux musicien. Visiblement, il n’était pas l’attraction principale de la soirée : il était remisé d’un côté assez obscur de la scène, et tout le monde l’ignorait, les bavardages couvrant presque la musique. A sa droite, de nombreuses tables et bancs accueillaient bon nombre d’hommes après une dure journée de labeur.

Derym était fasciné par le nombre de types ethniques et de corpulences différents : bruns, blonds, roux, grands, petits, à la peau mate ou pâle... Tous bavardaient et festoyaient ensemble. Ils faisaient rouler des dés, jouaient aux cartes, pariaient bruyamment, chahutaient, chantonnaient... Cette atmosphère festive mit du baume au coeur de Derym : il était solitaire depuis si longtemps.

Dans un renfoncement privatif, Derym aperçut d’étranges personnages : des Nains ! Son Maître les lui avait décrits, et pas qu’en bien ! Pilleurs, violeurs de la terre, avaricieux, indignes de confiance... La diatribe du vieux Druide, habituellement sage et pondéré n’avait fait qu’intriguer le jeune homme. Qu’avait donc fait cette race pour mériter une pareille réputation ? Les rares livres de l’extérieur que lui avait rapporté lors de ses trop rares visites à la Forêt Sacrée son ami le Rôdeur Aërnishrym, n’avaient pas confirmé les paroles du vieil elfe. Derym avait donc décidé de se faire sa propre opinion ! Il détailla le trio de Nains qui fumaient tranquillement de l’herbe-à-pipe (Tiens, un point commun avec Aërnishrym... Pourtant c’était un elfe !?! ). Ils portaient tous les trois de superbes armures de métal, finement ouvragées, mais qui avaient visiblement déjà beaucoup vécu. Des haches et des marteaux de guerre impressionnants et négligemment posés à portée de main complétaient le tableau. Des mercenaires, des aventuriers. ++++ Derym se demandait encore s’il devait s’approcher du groupe et tenter de les convaincre de l’aider quand un nouvel arrivant accrocha son regard. L’elfe qui descendait l’escalier menant à l’étage de l’auberge était la beauté, la grâce et la lumière incarné ! Son sourire confiant, sa chevelure d’or liquide cascadant librement sur ses épaules graciles, ses yeux bleus pétillants de malice, sa façon de se déplacer sautillante le rendait indéniablement sympathique. L’elfe fit quelques signes aux habitués de la taverne, récoltant quelques vivats et moult salutations chaleureuses. Il se dirigea vers un comptoir, derrière lequel trônait un géant bourru et s’y accouda nonchalamment.

Derym décida enfin de quitter l’entrée et rejoignit lui aussi le comptoir. Il observa du coin de l’œil l’elfe qui accaparait le gérant de l’établissement. Cet être semblait vraiment rayonner de confiance et de joie de vivre. Il avait la voix mélodieuse et parlait rapidement, avec pleins de gestes des mains. Même sa tenue vestimentaire était incroyable et aurait paru horriblement déplacée et dissonante sur toute autre personne : cet Elfe portait une sorte de robe fendue, pleine de poches, tout en permettant une mobilité adéquate et se transformant en gilet de voyage au niveau du torse. Rien d’extraordinaire, si ce n’était la couleur jaune terne, anciennement or, et le fait qu’elle semblait trop grande pour lui, les manches recouvrant souvent inopinément les mains du personnage. Deux ceintures de cuir se croisaient sur ses hanches, l’une servant visiblement de support à une longue lame glissée dans un fourreau qui semblait couvert de rubans bleus et argent. Amusant mais visiblement ni pratique, ni discret...

L’autre ceinture comportait de multiples rangements et saillies où était placée une multitude de bourses, fioles, outils et autres babioles énigmatiques mais rangées avec soin. Une lanière de cuir barrait également (et presque avec élégance) son torse, retenant une magnifique harpe qui battait son flanc gauche, gravée de symboles elfiques de la Lune et du Soleil. Une collection impressionnante d’amulettes, de colliers et de colifichets dépassait du col du personnage, le tout complété par un bandana/cache-poussière rouge cerise.

En voyant l’elfe se restaurer et boire, Derym compris qu’il pourrait obtenir un repas chaud et le demandant à l’aubergiste derrière le comptoir, qui paraissait être un ours renfrogné en comparaison avec l’être gracieux.
"Humm... Euh... Excusez-moi, seriez-vous le tenancier de cette auberge ?"
"Ouais ! C’t’assez évident, non ? Et y veut quoi le p’tit gars ? T’es pas mineur au moins ?"
Derym réfléchit à l’étrange question... Mineur... Ah oui, comme les nains qui fouillent la Terre pour y chercher des trésors ! Était-ce une tare discriminatrice dans cette région ? Cela rejoindrait les positions de son Maître...
"Non, monsieur... Je ne suis pas un Nain !"
"Arf !! Haha, t’as d’la répartie toi mon p’tit ! Bon, passe commande au lieu de plaisanter avec un vieil homme !"
"Alors, serait-il possible d’avoir quelques vivres, un peu de boisson, voire un lieu paisible où passer la nuit ?"
"Bien évident ! Alors ça fera 4 p.o, pain, repas, une bière et une chambre à l’étage compris !"
"4 péo ?"
"Ouais... J’vois l’genre : t’es un peu fauché, hein ? Mais ta gueule me plait : j’te les fait à 3 pièces d’or..."
"Des pièces d’or... Comme celle-ci ? " répondit Derym en plongeant la main dans son sac en bandoulière. Il étala illico sur le comptoir trois larges pièces brillantes, remises par son maître pour l’accomplissement de sa mission. Le vieux Druide ne lui en avait remis qu’une poignée, à ce rythme il serait vite à court...

"C’est quoi c’t’argent..." grommela l’aubergiste en prenant une pièce pour la mordiller.
"Heu... C’est pas suffisant ?" demanda Derym, fasciné par le manège du tavernier dont la figure passa de la déception à la surprise. Cela se mangeait t’il finalement ? Ça expliquerait pourquoi on pouvait les échanger contre nourriture, chaleur et confort.

"Finalement, j’pense qu’ce sera suffisant, mon bon monsieur ! Héhé..." ricana l’aubergiste en tendant sa grosse main vers le reste.
"Un instant ! Je peux voir ?" fit une voix suave.
L’elfe avait apparemment suivi l’échange avec intérêt. Promptement il prit les pièces des mains de l’aubergiste et les examina longuement.
"Humm... Elfiques, octogonales, anciennes... Troisième Empire de Silryn... Et en or pur ! Pas le vulgaire alliage de nos p.o actuelles ! On savait être dispendieux en ces temps là !"
"Ah ? Tiens j’avais pas r’marqué..." fit l’aubergiste en rougissant.
"Rien qu’au poids de l’or ce genre de pièces vous assure un train de vie princier pendant des lustres dans un établissement comme celui-ci ! Ne vous faîtes pas avoir mon ami ! Je suis prêt à échanger pas mal d’argent local ne serait-ce que contre une de ces pièces. Laissez-moi donc vous offrir le gîte et le couvert pour cette nuit !"

Derym médusé, conclu donc l’affaire avec l’elfe, sous le regard malheureux du tavernier qui apostropha violemment ce dernier :
"Eh, Barde ! Au lieu de te mêler de ce qui t’regarde pas, va plutôt gagner ta croûte et distrait moi ces gens ! T’avais promis que le vin coulerait à flot si j’te nourrissais toi et ton monstre."
"Aux ordres de messire... En avant pour le spectacle !" ricana l’elfe en rejoignant la scène.

Derym s’assis sur un tabouret et son repas rapidement apporté par une jeune femme qu’il n’avait pas remarqué auparavant. Il suivit des yeux sa savante déambulation dans l’auberge, admirant sa dextérité pour éviter les gestes un peu trop "amicaux" de certains soûlards. Il remarqua ainsi que l’auberge ne se limitait pas à la salle commune : il devait exister des alcôves bien plus privées. Dans quel but ?

Pendant ce temps, l’elfe était monté sur la scène, qui semblait déjà remplie par sa présence charismatique. Le piano s’arrêta et le vieux musicien s’en retourna près du bar. Voyant arriver la prestation du barde, la foule se tourna vers la scène. Certains criaient d’enthousiasme à l’adresse de l’artiste :
"Des chansons à boire ! Des chansons à boire !"
"Ouais !! Et des trucs cochons !!"
"De la magie ! On veut de la magie !!"

L’elfe fit un geste. Silence dans la salle. Derym attendait lui aussi avec impatience cette prestation qui promettait d’être bien différente des rares et obscurs chants anciens que chantait parfois son vieux Maître. L’elfe se mis à psalmodier rapidement dans une langue inconnue et à agiter frénétiquement les doigts, yeux fermées. Une brève lueur brilla entre ses doigts, puis une brume ténébreuse sembla s’écouler de ses mains jointes, recouvrant rapidement le plancher de la scène. Presque simultanément quatre globes lumineux argentés apparurent autour de l’elfe pour le nimber d’une lumière spectrale. La foule était silencieuse, transie d’admiration devant le spectacle. Mais il planait tout de même un certain sentiment de malaise devant le spectacle de ce soir... Trop lugubre pour le moment, même Derym le sentit. L’elfe commença alors à chanter d’une voix grave et solennelle, puissante et profonde, Derym la ressentit vibrer dans tout son être. Puis il comprit : son Maître lui avait parlé de la magie des Bardes qui pouvait mettre les gens en transe par la puissance de leur voix, conjuguée à une utilisation savante de l’énergie magique ! La chanson du barde était en ancien elfique, langage que même Derym avec son enfance chez un érudit du Beau Peuple, ne pouvait comprendre parfaitement. Il ne saisit que quelques mots de ce chant lugubre. ++++ Cela parlait de la Mort, d’une ultime perte de l’espoir, de l’agonie de milles soleils et de milles mondes, de l’abandon de la Vie aux Ténèbres... Derym sentit pour la première fois la fatigue de son voyage fondre sur lui. Il sentait le froid envahir son corps encore humide, le glaçant malgré la présence du feu qui brûlait dans une cheminée proche des cuisines. D’ailleurs celui-ci n’était-il pas en train de s’éteindre, lueur vacillante dans un monde glacial, inhumain et voué aux Ténèbres ? Le jeune homme aux pensées de plus en plus noires et défaitistes songea à la futilité et à l’ennui de sa quête. Elle l’envoyait à la mort dans des territoires sauvages, inconnus et inhospitaliers... Pendant un instant, il douta.

Il songea à abandonner, à se terrer dans la honte pour rester près de son environnement familier. Il pensa même au suicide, fuite presque accueillante vers un monde peut-être meilleur ? Mais Derym se ressaisit : quelque-chose perturbait son cours de pensée habituel, le plongeant dans la morosité.
Allons ! Il n’allait pas céder aussi facilement ! Le jeune homme puisa dans ses croyances en une Mère Nature source de bonté pour les hommes, chassant ainsi ses idées noires. Il sentit comme un voile sombre d’étrange magie qui s’éloignait de son esprit.
La chanson ! L’elfe plongé dans son chant funèbre avait-il conscience de l’effet produit sur les clients, de plus en plus apathiques et livides ?

Pendant que Derym rassemblait ses forces et son courage pour crier au ménestrel d’arrêter, celui-ci fut perturbé par l’aubergiste furieux.
"Espèce de sombre crétin endimanché !! Arrête ça tout de suite !! " Lui hurla-t’il en le saisissant par le col.
"Eh ! Mais l’Ode à la Mort de Deish’Retiel est consid..."

"J’me fous d’savoir s’que c’était qu’se truc !! S’pourrait t’être l’hymne d’notre seigneur ou la dernière balade à la mode d’Eauprofonde que j’te pillerais la tête si t’arrête pas ! Regarde un peu s’que t’as fait aux clients !! " ajouta le tavernier écarlate en levant d’une main le Barde, l’étranglant à moitié.
"Arrgg... Oupss ! J’ai... J’ai peut être un peu forcé sur l’ambiance... Dé.. Désolé !"

De fait, l’assemblée de joyeux fêtards s’était transformée en troupe de dépressifs tremblotants, de pleurnichards, certains jouant encore nerveusement avec des poignards et des couteaux...
"Allons, allons, je suis certain qu’il ne l’a pas fait exprès..." déclara Derym, venu secourir l’elfe et rembourser sa dette.
"Mmff ! D’accord, j’casse pas la gueule de c’t’abruti de suite... Mais en tout cas, vous, le trio d’énergumènes vous dégagez dès demain d’chez moi ! Vous v’lez ma ruine j’le sens !"
"Entendu... et milles excuses !"

"Navré de vous avoir impliqué là dedans, mon ami" dit l’Elfe en entraînant Derym à l’écart.
"Ce n’est pas grave... Au fait, je m’appelle Derym et j’aurais peut-être moi même un service à vous demander. Je suis mandat..."
"Plus tard ! Allons nous installer pour finir incognito la soirée ! Et j’ai un ami à vous présenter !"

Le ménestrel entraîna Derym dans un coin de la salle, dans une petite pièce cachée par un rideau. Au moment où il franchissait la séparation avec la salle commune, Derym vit sortir de l’ombre un bras gigantesque qui agrippa un tonneau. Attablée dans l’ombre de cette retraite, se tenait la créature la plus monstrueuse que le jeune homme ait jamais vue !

L’être difforme, même assis était plus gigantesque que tout ce que Derym n’avait jamais rencontré. Bien plus grand que l’aubergiste, plus haut, plus massif qu’un Orque voire qu’un Ogre !! C’était une montagne de muscles, à la peau si épaisse et si couturée de cicatrices qu’elle semblait plus dure et rêche que l’armure de cuir du jeune homme. Bouche bée, il regarda le monstre, porter le tonneau de bière à sa bouche, dévoilant des canines grossières et proéminentes. L’être bu bruyamment, rota tel un coup de tonnerre et reposa par terre le tonneau, à moitié vide en une lampée.

"Ho, j’ai ramené un camarade !" s’écria l’elfe en poussant Derym vers la masse imposante. Derym, je te présente Groumpf !"
"Grü ? ’Onjour ! Moi Groumpf !"
"Euhhh... Enchanté... excusez-moi mais vous êtes.. euh.. De quelle race ?"
"Uh ? Groumpf être Groumpf ! Ah ! Ami de L’elfe !"
"Hum ! Bien... Alors enchanté Groumpf !"
Derym parvenait difficilement à maîtriser sa peur devant le géant. Surtout vu de près, à suivre la musculature titanesque de Groumpf. Puis il vit aussi la panoplie d’armes impressionnantes de gigantisme étalée autour de la table des deux compères : Hache à deux mains, Hallebarde, Epée monstrueuse, Maillet de fer forgé à la taille d’un titan... Un arsenal impressionnant ! Mais en tout cas il n’était pas l’intellectuel du groupe. En tout cas il avait un regard pur et d’une loyauté sans faille quand il regardait son ami ménestrel.

Où était-il tombé ? Allait-il risquer sa vie, sa mission en s’engageant avec ces inconnus ? Ces deux personnes étaient probablement des aventuriers aguerris, mais ils présentaient des aspects inquiétants... Mais Derym avait toujours eu confiance en son jugement. Qui vivra verra !

Au moment où il allait se lancer, le barde l’interrompit :
"Au fait, je ne me suis pas vraiment présenter : je suis Lelfe !"
"Euh, j’avais remarqué..." répondit Derym, assez surpris : le croyait-il aveugle ou inculte ?
"Non ! Ah, on me l’a déjà faite... C’est mon nom ! Enfin c’est plutôt un diminutif, mon vrai nom étant plutôt longuet. Et puis il est courant dans les compagnies d’aventuriers d’avoir des p’tits surnoms ! "
"Compagnie d’aventuriers !?! Cela veut donc dire que vous m’acceptez parmi vous, comme ça, sans rien demander ?"
"Ah c’est qu’t’as une bonne tête ! Et puis t’as l’air perdu... Alors c’est quoi ton petit service ?"

Mis en confiance par les paroles amicales de Lelfe (quel nom bizarre !), Derym sortit de son sac une vieille carte en peau, couvrant quasiment toute la table, promptement débarrassé des restes du pantagruélique repas de Groumpf. Il plaça également sur la table six cylindres de métal doré, couverts de gravures et patinés par le temps. Le parfum excitant du mystère vint chatouiller les narines de Lelfe quand il vit les artefacts.

"Voilà... Je pense pas que ça soit très compliqué mais mon Maître le Haut-Druide Kel’Dias, de la Forêt Sacrée de Cylérim, m’a confié ces six cylindres sacrés, qui contiennent un message pour les six Hauts-Druides Gardiens des Temples Élémentaires."
"Humm, le Haut-Druide Kel’Dias... Neshironn Kel’Dias ? Le Haut-Gardien de l’Equilibre des Royaumes perdus ? Wooua ! J’ignorais qu’il avait un disciple...."
"Tu connais mon Maître ? Je ne le savais point aussi célèbre !"
"J’ai reçu une formation de Druide... Et j’ai quelques relations haut placées. Mais poursuit donc, tu as déjà épuisé mon savoir."

Derym était estomaqué d’apprendre que Lelfe partageait sa Foi, ne pensant pas trouver un "confrère" qui joue à l’amuseur public. La vie est vraiment pleine de surprises !
"Je dois donc me rendre et remettre ces cylindres en mains propres aux chefs des Temples... Je n’y suis jamais allé, alors mon Maître m’a donné cette ancienne carte : regardez, les Temples sont indiqués par des anciens Symboles Elfiques... Cependant, j’ai du mal à m’orienter et je connais pas trop la région, mon Maître m’a aussi conseillé de trouver des guides et des compagnons d’armes au cas où quelqu’un chercherait à s’emparer de ces missives confidentielles..."
"...Derym... Cette carte..."
"Oui, elle est pas très neuve, ni très détaillé mais..."
"Derym ! C’est une carte du monde !"
"...Euh, et il est très grand ce monde ?"

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