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Otakisme et Geekitude

Otakisme et Geekitude

(MageGaHell’s Blog - Anime/Manga - 8/01/2009)

Je ne sais pas si vous avez remarquer, mais être geek ou otaku n’a plus rien de honteux. Ces termes ne sont même plus péjoratifs.
Voire, être Geek ou Otaku, c’est être branché, in the move.

Rien à voir avec l’origine de ces termes, qui définissaient des personnes mal dans leur peau, des têtes de classe à claques (pour les geek) ou des losers finis (pour les Otaku), à moitié fous par leurs passions obsessionnelles et parfois à la limité de la légalité/moralité (otaku lolicon, c’est pour toi ça).

Le Geek d’aujourd’hui est branché, sympa, déconneurs à défaut d’être beau (et encore, y’en a qui essaye de casser le stéréotype). L’Otaku est un passionné, possédant une vaste culture sur le pays du soleil levant ou sur d’autre sujet exotique et pointu.
Ils ont même depuis peu (ou longtemps) leurs propres programmes et chaînes TV (No-Life, Game-One, Manga, etc.), reconnaissance suprême de notre société de consommation.
La FNAC vend du hentaï (enfin, du Ecchi) et des figurines ou des gadgets technophiles useless (comme mon mir:ror ou mon nabaztag:tag) mais designé par des professionnels.

D’un coté, ça me plait : on reconnait la culture que je chérie.
D’un autre, ça m’agace autant que les djeuns pourtant rasta et tshirt du Che ou d’autres vêtements soit disant "pour se singulariser"/"appartenir à la même tribu". Voilà, dans mon esprit, les Geek et Otaku ont été dévoyé et ne sont plus qu’un rouage de notre société de consommation, une nouvelle case marketing pour les publicistes et les "tendanceurs".

Pour preuve, moi même je peux me prétendre Geek Otaku (oui, bi-classé) et ça ne choquera personne. Ceux que je connais et fréquente (IRL ou IAR) approuveront même d’un hochement de la tête amusé, avant sans doute s’auto-classifier dans la même catégorie.
Pourtant je suis loin de ça. Je ne vie pas dans une chambre remplis de figurines asiatique plus ou moins érotique. Mes murs sont vierges de Magical Girl ou de posters de Spock. Mon stock de manga est relativement modeste, celui de DVD d’anime encore plus (bon, on va pas compter les DivX). En plus, je ne suis que vaguement les sorties. Je possède peu de Cosplay et aller à la Japan Expo m’ennuie de plus en plus (trop de monde, trop commercial). Je mmorpg en fait assez peu, bien qu’assez régulièrement et jamais je n’ai été un hard core gamer. Je suis sous Windows (pire : Vista à la maison !). Mes connaissances scientifiques sont vagues et dates un peu. Je ne suis pas de base un "passionné" qui défend bec et ongles sa monomanie...

Bref, il nous manque des termes pour qualifier les Geek et Otaku "mou" comme moi et l’immense majorité (à mon avis) des gens qui s’autoproclamme No-Life/Geek/Otaku.


Bon, tout ce joli (et long) préambule pour quoi ?
Juste pour parler de quelques manga sur les Geek/Otaku qui ont attiré mon œil.


Otaku no Musume-san
Le titre est suffisamment explicite : "La fille de l’Otaku".
Un jeune homme, Kouta Morisaki, otaku (mais "otaku normal", c’est à dire pas trop porté sur des choses déviantes), se découvre soudain une fille de neuf ans, Kanau, et qui vient vivre avec lui. Sa mère (amour d’enfance de l’Otaku qu’il a perdu de vue après leur première relation) ayant des problèmes avec les Yakuza (la mère aussi est une timbrée. La lettre explicative qu’elle a fait à l’Otaku vaut son pesant d’or).
Il vit dans une chambre, dans une de ces traditionnelles pension de famille japonaise.
Pension qui est tenu par une jeune et belle manager et qui regorgent d’Otaku pervers et/ou timbré (le pire étant l’ami/otaku-sensei du "héros", qui est un menteur pervers et lolicon). On a donc : un otaku "de base", un otaku "lolicon", une otaku qui a peur de regarder les gens en face, un otaku qui ressemble à un salary-man grassouillet et chauve (mais en fait...) et un mini-otaku "masqué" qui vit enroulé dans un couverture et que personne ne semble remarquer.
Évidemment, avec un cast et une situation pareille, on sent venir les quiproquos, gaffes et situations comiques, globalement basé sur l’antagonisme "pure jeune fille" vs "trucs pervers d’otaku", "papa" vs "hentai".

C’est rigolo, pas très intello mais ça se laisse lire et on se demande comment ce pauvre gars (et surtout cette pauvre gamine) va s’en sortir.
Actuellement 15 chapitres ont été publié en scantrad’. Il y a pas mal de références/clichés du monde des otaku (Moe, Maid’Café, figurines et gadgets ecchi, des références à Haruhi ou Eva...), notamment explicités par la manager qui tente de comprendre ses locataires.
Reste à voir si ce manga va savoir se renouveler ou s’il reste éternellement sur la même veine comique.



Doujin Work
Ah, rien que le titre doit faire saliver les otaku (mâles).
Les doujin sont en effet des "fan-manga" (dessiné/scénarisé par des fans) mettant en scène des héros de manga connus (ou pas, ça peut être de l’original).
Et la plupart d’entre eux sont érotiques voire carrément hentaï.
Mais là, il ne s’agit pas de ça. C’est un manga sur des gens (jeune, genre lycéen) qui dessinent ces choses là.
Najimi Osana (l’héroïne) était une lycéenne "normale", jusqu’au jour où elle se fit entrainer à un "Doujin Market" (lors d’une convention) par Tsuyuri, une de ces amies... Connus dans le "milieu" sous le pseudonyme de "Ms Bloomer" du groupe "Pantie Revolution", une dessinatrice/scenariste de doujin hentaï.
Note pour les non-otaku : le "bloomer" est l’espèce de mini-short qui sert parfois d’uniforme de gym/sport aux japonaises.
Elle croise également à cette convention une "sorte d’ami d’enfance", un gars appelé Justice (si), qui est un auteur de dojin érotique à succès (et un pervers lolicon, encore une fois ^^).
Attiré par l’appât du gain facile, elle décide de se lancer dans ce business (oui pour elle, à l’inverse des 2 autres, c’est un business).
L’ennui, c’est qu’artistiquement, elle est nulle et en plus n’a pas la "passion" (vu qu’elle fait ça pour de l’argent). Tsuyuri et Justice vont la guider peu à peu (et avec difficulté) sur la rude voie de la création (et de la perversion).
A cette équipe de base va s’ajouter une écolière débutante douée (Sōra Kitano, partenaire comique/de perversion de Justice), un fan otaku (soft) amoureux de Najimi (Junichirō Hoshi) et donc rival de Justice, et une rivale apprentie-doujinka Kaneru Nidō (aussi mauvaise graphiquement que Najimi).

Ce manga se base le plus souvent sur des gags en 4 cases (plus quelques un plus long/en couleurs/spéciaux), comme par exemple Azumanga Daioh.
L’intérêt comique est l’immersion d’une non-otaku (à la base) dans le monde des doujin pervers, générateur de réactions excessives et de quiproquos, ainsi que l’observation des relations et des déviances de ces personnages tordus.
Moi, ça me fait bien rigoler, mais peut être est-ce parce que j’ai trainé dans le milieu du doujin érotique/hentaï.
Mais là encore, il reste à voir si ce manga serra intéressant dans la durée ou s’il s’essoufflera (Namiji finira bien par ne plus être choquée par ces "collègues" et elle finira bien par savoir dessiner un jour).

Note : Apparemment ça a été adapté en anime. Je ne le savais pas et je n’ai jamais regardé un seul épisode. Je me demande comment ils ont adpaté ça, vu qu’y’a quand même pas mal de dialogues/situations licencieux.
En voilà toujours l’opening :


Note 2 : Pedobear ce cache dans cet opening.
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