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MageGaHell Aerth
Aerth, récits fantastiques
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Et pendant ce temps là, bien au dessus de nos têtes...

Et pendant ce temps là, bien au dessus de nos têtes...

(MageGaHell’s Blog - Confilture - 23/03/2009)

La Science, c’est cool.
L’ennui, c’est que le commun des mortels (comprenait ceux qui ne sont pas des spécialistes en blouse blanche) n’est pas toujours informé des progrès de l’Humanité ainsi découvert, des expériences parfois folles qui sont réalisées et des résultats qui en découlent (ou pas. Dans 80-90% du temps c’est ou pas. La Science est une amante frigide et ingrate ne se livrant qu’à peu et encore pas souvent et pas toujours de manière logique).
Tout ce préambule pour vous parler des dangereux (?) OMG, des pernicieuses (?) ondes wifi/micro-onde/tel/ce que vous voulez, de la prolifération (?) nucléaire dans le monde ou de l’écologie ?
Nenni. Je laisse ça aux journaleux mal (in)formés, avides d’audience/vente ou aux groupuscules de fanatiques pro- ou anti- prompt à s’entredéchirer pour quelques querelles de chapelle.
Non, je vais vous parler d’Hayabusa et de Deep Impact.

Hayabusa
Mais qu’est-ce donc ? Cela sonne japonais...
En effet, il s’agit d’une mission conjointe de la JAXA (Japan Aerospace eXploration Agency. Notez que ça fait AJAX à l’envers et que les Japonais ont trouvé cool d’intégré un X) et de la NASA (Not A Serious Agen...euh... National Aeronautics and Space Administratio).
Cette mission à pour but d’envoyer une sonde (Hayabusa, ou "Faucon Pélerin" ou 隼 dans le texte ou encore MUSE-C, allez savoir pourquoi) vers l’astéroïde Itokawa (une patate de 600m de long sur 200m de large/haut), cailloux se trouvant entre la Terre et Mars (en gros, l’orbite l’amène entre 0.95 et 1.55 UA, la Terre orbite à 1 UA du Soleil).
Bon, ok, pourquoi pas... Que les Japonais veuillent eux aussi s’amuser dans l’espace, après tout ils ont bien le droit. S’intéresser à un astéroïde pas trop trop loin, ok. Mais ça a déjà était fait.
Alors qu’est-ce qu’à de particulier la mission Hayabusa ?
Et bien c’est que la sonde doit aller "picorer" l’astéroïde. Pas se poser dessus. Juste le "frôler", et prélever délicatement quelques échantillons au passage (enfin, en théorie).
Et ensuite, s’éloigner du cailloux et ramener tout ça sur Terre, en se gavant de jolis clichés d’une montagne flottante grêlée d’impact au passage.

La mission a été lancé en mai 2003 (oui, ça date).
Et depuis, ça a quand même bien était la lose. La sonde a perdu l’axe-X de son gyroscope en juillet 2005, puis un second en (l’axe-Y) en octobre 2005.
Cela ne l’a pas empêchée d’arriver à bon port et de se mettre en orbite autours du cailloux, puis de le cartographier (en septembre 2005) L’ennui, c’est qu’à cause des avarie elle n’opère maintenant plus qu’avec ses propulseurs chimiques pour s’orienter, ce qui gaspille son carburant.
Une première "approche" est tentée le 4 novembre 2005, mais c’est un échec en raison d’un problème dans le système de navigation automatique.
Oui, automatique : le machin doit se démerder tout seul à des millions de kilomètres de la Terre, impossible de le "piloter" à distance : les jap’ peuvent juste lui dire : "go !" ou "remonte remonte remonte bordel !".
Suite aux problèmes, ils font le choix n°2.
Le 12 novembre, rebelote. Cette fois-ci la sonde "en répétition générale en vue du prélèvement" va tenter de larguer au passage un mini-rover-robot.
Nouvel échec, la sonde a dérivée et le mini-robot a été lancé alors qu’elle ne ciblait plus l’astéroïde.
Mais on ne se décourage pas et on essaye encore ! Le 19 novembre, nouvelle tentative d’échantillonnage du cailloux.
Et nouvelle foirade : la sonde se "pose" au lieu de "picorer". Comprenez qu’elle s’est pris l’astéroïde (mais pas violemment). Elle parvient tout de même à redécoller, mais sans échantillons (elle ne devait pas être bien positionnée).
Jamais deux sans trois ! On réessaye ! Le 25 novembre 2005, la sonde "picore". Ou du moins, il faut l’espérer. Car il y a eu interruption des communication entre la descente et la remonté.
De plus, lors de la remonté, les propulseurs ont été plus ou moins foireux.
Donc personne ne sait pour l’instant si la sonde a bien ramené un peu de poussière de cailloux ou non !
En tout cas, elle serait en route. Serait, car elle a loupé (à cause des problèmes de propulsion) sa première fenêtre de rentrée (qui l’aurait ramené sur Terre vers 2007). Là, elle devrait arriver en 2010.
- Voir le site web de la mission Hayabusa

Deep Impact
Je me devais de parler de ce qui a inspiré mon récit "Tantale" (PLC 2008).
Non, il ne s’agit pas d’un film sentimentalo-catastrophe.
La mission Deep Impact est une idée de la NASA. C’est bien, les américain ont un bon quota de savants fous et en plus, ils ont des moyens !
C’est quoi Deep Impact ? Et bien, comme son nom le suggère, il s’agit d’aller explorer la comète Tempel I. A coup de missile. Pardon, d’impacteur.

La sonde trimballant l’impacteur (et moult capteur pour regarder le massacre) est partie le 15 janvier 2005.
La sonde est arrivée assez vite (Tempel I passait pas trop loin de Mars, 1.5UA tout de même, elle a carburé la sonde).
Le 4 juillet, il fallait un feu d’artifice pour fêter l’indépendance américaine. La sonde a donc balancé son missi...impacteur et a sorti tous ces appareils de mesures (dont l’appareil photo).
le résultat est un cratère de 30 mètres, dont l’éjections des débris a permis aux scientifiques d’en savoir plus sur l’intérieur des comètes. Je me demande quand même si y’en a un qui a crié "pwn !" quand l’impacteur a touché la comète...
- Voir le site web de Deep Impact

Voilà, c’était la minute "mad space scientist" du MageGaHell.
Franchement, j’adorerais que mon argent, mes impôts soient "gaspillés" dans ce genre de mission.
Il est tout de même dommage que ces missions, expériences et tentatives ne soient pas plus médiatiser et connus (un autre exemple de "mad science" spatiale est l’attérisseur américain qui s’est posé sur Mars à coup d’airbag. C’est couillu quand même. Et un peu plus médiatisé... Mais qui s’en soucie aujourd’hui ?).
Certes, cela n’apporte "rien" à monsieur tout le monde, mais la somme de connaissances et de technicités qu’il faut pour arriver à réaliser ces missions un peu folle me fait frissonner de plaisir. Tout n’est peut être pas perdu pour l’Humanité... Enfin, et dire que dans le même temps on faite encore nos guerres de religions, comme au Moyen Âge et qu’on prône le TPMG...

En bonus : quelques zolis images de ces missions


Itokawa, l'aubergine-cailloux de l'espace Le Faucon Pélérin vogue au dessus du désert spatial (on voit l'ombre) Picorons un astéroïde (vue d'artiste) Joyeux 4 juillet (Deep Impact sur la comète Tempel I)
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