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MageGaHell Aerth
Aerth, récits fantastiques
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Mes métiers

Mes métiers

(MageGaHell’s Blog - 3615 My IRL - 14/04/2009)

En ces temps de crises...ah pardon... de Crise, bien content est celui qui a un métier (payé si possible).
Et bien moi, j’en ai un, voire même plusieurs...
Quel est donc ce métiers qui me rend multitâches ?
Et bien si j’en crois mon contrat de travail (un ex-CNE, j’y ai survécu, il s’est transformé en CDI par la grâce de l’ancienneté et l’Organisation International du Travail), je suis embauché en tant que webmaster.

Et c’est quoi un webmaster ? Tiens, pour le savoir, demandons à Dieu Google et Wikipédia...
Déjà, en français, on parle de webmestre.
C’est idiot, c’est une demi-francisation (web, c’est français ?), typique de notre beau pays et de son protectionnisme linguistique rigolo. On devrait parler de Toilemestre ou Toilemaître, non ? Passons.
Wikipédia (fr) nous dit qu’un webmaster "est un terme assez générique sous lequel se retrouve un ensemble de métiers ou de fonctions. D’une manière générale, le webmestre est entendu comme responsable d’un site web.".
C’est donc très vague et multi-fonctions, d’où le titre de cet article.

La version anglaise de Wikipédia est bien plus développé et, à mon humble avis, plus flatteuse pour l’ego.
Chez les locuteurs de la langue de Shakespeare, un webmaster est "also called the web architect, the web developer, the site author, the website administrator, or (informally) the webmeister, is the person responsible for designing, developing, marketing, or maintaining a website. On community websites, webmasters are able to change and manipulate any comment that the users make."
Tout de suite, ça parait plus lourd, plus techno. L’idée de multi-tasking est encore là, mais bien plus développées, avec des termes nominatif pour ces différentes fonctions.

Mais laissons là ces définitions et rentrons dans le vif du sujet : quels sont donc mes métiers ?


Infographiste
Commençons parce que je maîtrise le moins : le sens de la beauté, du bon goût et de l’esthétisme.
Dans un site web, tout part (idéalement, logiquement, normalement) d’une "maquette" d’une mise en situation du site (généralement la page d’accueil).
Cette maquette est réalise par un graphiste (nous laissons tomber le terme info : vous en connaissez beaucoup des graphiste pas infographiste, vous ? On appelle pas ça des peintres ?).
En temps que webmaster, cela n’est normalement pas mon boulot.
Le but du graphiste est donc de transposer le concept d’un client en une image ou des images, le plus souvent en respectant une charte graphique ou en la créant.
Pour un site web, il faut également que cette "vision" d’un site obéissent à certaines contrainte de faisabilité/chiantitude à réaliser. Mais un graphiste ne fait pas que des sites web : il fait aussi des bannières de pub, des trucs en flash, voire du "print" (des choses IRL, bouh !).
J’ai mis infographiste dans mes métiers car il n’est pas rare que je doivent retoucher (et surtout "découper") une maquette, voire que je doive réaliser une bannière publicitaire (même si cela fait quelques éons que je ne l’ai plus fait).
Je touche donc un peu à l’Outil. L’Outil, c’est Photoshop. Le reste n’est que Néant et ceux qui marmonne d’obscure incantations à propos de Gimp sont 1)des geeks qui n’ont que peu prise avec la réalité de l’entreprise et du métier et 2)c’est tout.
Pour preuve, il a suffit que Myllena touchotte un peu Photoshop CS3 pour que son Paint Shop Pro fétiche disparaissent dans l’oubli ...
Pour information, la maquette de ce site est de moi (avec moult élément repiqué sur le net, notamment les brush), avec quelques conseils de Myllena.
Phrase maudite pour le graphiste : "Finalement, il y a des modifications sur la maquette validée la semaine dernière" et "Tu pourrais nous présenter plusieurs pistes possibles ?"


Responsable Technique
Ce titre à longuement orné ma carte. Il ne veut pas dire grand chose (c’est très vagu), mais ça rassure le client de parler à un "responsable" (parfois même "directeur"... alors que j’étais le seul employé du pôle web ^^).
C’est quoi la tâche du responsable technique ? Et bien connaître les techniques (du moins celle que l’entreprise et/ou le client utilisent).
Toutes sortes de techniques : il faut savoir parler hébergement, donc unix, apache, config serveur avec l’hébergeur (je dois avouer que je ne suis pas doué pour ça, mais je me dépatouille, Google est mon ami), savoir parler php/sql/js avec les codeur/développeurs web, savoir expliquer comment optimiser le référencement aux publicitaires, savoir conseiller, aider, faire cadrer un projet... Et plus terre à terre : savoir installer des choses/déplanter les PC de l’entreprise, comprendre pourquoi l’imprimante réseau n’est pas visible sur le wifi,...
Une autre des tâches est de connaître la "faisabilité technique en un temps donné (et toujours trop bref)".
Notamment pour "cadrer" les graphistes et éviter qu’ils partent dans des délires infaisable sur le net/trop lourd/trop time consumming. Par exemple, les div à bords arrondis avec ombrés et reliefs et double dégradés, c’est non, c’est chiant.
Le responsable technique est aussi (du moins pour moi), celui qui rédige le "cahier des charges techniques", un document rassemblant et traduisant en terme technique (pour l’équipe de développement) tous les desiderata du client (les validées). C’est donc lui aussi qui va aux rendez-vous pour savoir ce que le client veut exactement.
Phrase maudite pour le responsable technique : "Mais ça marchait très bien chez nous !"


Intégrateur
L’intégrateur (web) à pour tâche d’assembler les différents éléments pour créer à un site : texte, images, vidéos, tableaux, menus, liens, ...
Dans le webmastering, c’est en gros faire le HTML et les CSS.
C’est transformer la maquette (une image, enfin plutôt un psd aux calques bien individualisés et rangés, merci) en un site navigable, utilisable (et si possible ressemblant à la maquette).
Cela parait tout bête, hein ?
C’est pourtant un véritable cauchemars, une tâche extrêmement time-consumming, une tache assez ingrate et qui n’ai jamais perçu comme "difficile" par les gens (essayez, tiens !).
La difficulté vient des calages extrêmement précis des éléments, de la nécessité de respecter certains standards de codages (afin d’avoir un code "propre" et compatible sur un maximum de navigateur/système).
La compatibilité entre navigateurs est un soucis très important et très limitant.
Par exemple, ce blog n’est PAS compatible IE 6 : j’ai eu la flemme de me prendre la tête à faire une CSS rien que pour ce navigateur obsolète et n’obéissant pas aux normes (normes avec lesquels je ne suis pas toujours d’accord).
Il n’est d’ailleurs pas complètement compatible IE 7 non plus. Si vous faîte attention, vous remarquez que sur la page d’accueil, il n’y a pas de semi-transparence dans les cadres principaux (elle y ai sous Firefox, surement sous les autres navigateurs "évolué") : l’effet visuel fonctionnerait, mais il ralentit affreusement le site sous IE7 (z’avez déjà vu une scrollbar laggué ? Merci IE de cette découverte !).
Phrase maudite pour l’intégrateur "Tu as pensé à la compatibilité IE6 ?", à égalité avec "Pas la peine de faire une maquette, on fera ça directement en intégration..."


Codeur/Développeur Web
Tout de suite, ça fait sérieux. Ajouter "web" à la fin aide à dédramatiser la chose.
On imagine tout de suite le geek sous unix, en ligne de commande seulement, pissant des lignes et des lignes d’un code abscons pour développer un programme obscur.
Certes oui, mais pas moi, c’est pas mon métier, le "hard coding".
Le codeur est donc celui qui "fait tourner la machine" du site web, qui fait en sorte que les données soient appelées ou enregistrées au bon endroit, que toutes les fonctionnalités promises fonctionnent.
C’est donc là qu’interviennent mes (maigres) compétences en PHP/SQL : que serait un site web sans une base de données ? Et on à jamais trouvé mieux que la LAMP (Linux - Apache - MySQL - PHP).
Je suis un "faux" développeur web (bien que ma carte, toujours optimiste, affiche actuellement "développeur web senior", le senior devant vouloir dire "obsolète").
En effet, je n’ai jamais appris le C, le php, le python ou tout autre langage de programmation. J’ai certes eu une formation (4 mois théorique 4 mois pratique en stage), mais qui aborder un peu tout.
Ce n’est pas grave, j’ai appris sur le tas.
De plus, j’use et j’abuse des CMS (Content Management System) et des scripts trouver sur le net (ça sert à ça, le partage). Rien de tel pour déployer vite fait bien fait un site web.
Ensuite, j’y apporte mes petites touches et retouches personnelles, pour faire cadrer le système avec les désirs des clients.
Mon CMS préféré est SPIP, avec lequel est réalisé ce site.
Le but essentiel du CMS (et avec plus de niveau d’abstraction des framework et des librairies), c’est de ne pas ré-inventer la roue.
Le codeur/développeur est intimement lié à l’intégrateur (je fais généralement l’intégration et le dev’ simultanément).
Phrase maudite pour le codeur/intégrateur : "Et c’est pas possible d’afficher ça plutôt par insert trucs non prévus dans les spec’ here ?"


2.0
Tiens, un chiffre en métier ? Ben oui, il s’agit d’un truc que je considère comme "à part".
L’ajout de valeur ajouté (parfois douteuse), de ce que le public (et par extension les pros, car les pros bossent bien pour quelqu’un) nomme le web 2.0
Sous cette appellations ce cache les fonctions communautaires (commentaires, chat, twitter, flux rss, et autres facebookeries qui informent le monde mieux que big brother sur vous, vos amis, ce que vous faite, ce que vous pensez).
A cela s’ajoute une couche de bling-bling afin de rendre les site web plus beau/amusant/user friendly/dynamique.
Tout ceci repose généralement (pas pour tout) sur les technologies AJAX (qui est un "simple mélange" de php et de javascript).
J’ai eu une formation courte AJAX et je commence à faire quelques trucs rigolos en jQuery (une librairie javascript sympa et qui est en plus de base dans SPIP).
Par exemple, les commentaires "dépliables" de ce site sont en jquery.
Honnêtement, on pourrait se passer de tout cela, mais ça apporte un plus sympa, parfois bluffant et qui fait se pâmer le client.
Ceci étant un "add-on" au code, je le range à part du codage/développement (qui est sensé marcher sans, même si de nos jours, qui bloquerait javascript à part un unixien intégriste vivant dans un bunker ?).
Phrase maudite du 2.0iste : "Le dépliement ne peut pas être plus rapide/lent/flou/machin ? Et pour le glisser/déposer, on préférerait insert idée à la con non prévu dans les spec’"


Rédacteur/Webmaster éditorial
Une fois le site prêt, il faut bien le remplir et l’animer !
C’est le boulot du stagiair...euh... du webmaster éditorial. Ceci comprend non seulement les news, les textes, les mises à jours du contenu (images, pdf, mp3, etc.), mais aussi (éventuellement) les gestions de concours, de publicités (achat et vente d’espace sur le site, distributions de bannières de pub en proportion).
Le webmaster éditorial a normalement accès à une "interface d’administration" pour l’aider (sinon, c’est pénible).
C’est un des boulots les plus pénibles, avec pas mal de copier-coller, ce qui n’est guère enrichissant intellectuellement.
Cependant, c’est le cœur du site "en fonctionnement.
Je ne fais plus guère cette tâche, peu de gens ayant besoin d’un webmaster pour ça (merci les interfaces d’admin sympa !).
Phrase maudite pour le rédacteur/webmaster éditorial : "Il faut mettre en ligne ce fichier... Je sais pas ce que c’est, mais le client avait un Mac... ça pèse 15Mo et c’est pour ce soir."


Hotliner
Enfin, une fois le site en ligne et fonctionnel, il est souvent laissé aux mains des clients, mains qui ne sont pas toujours aussi...logiques et attentives que le webmaster le voudrait.
Une erreur humaine est toujours possible et c’est aussi mon travail de rassurer le client, de l’accompagner et de trouver la solution au plus vite (là on renvoi la balle aux codeurs/intégrateurs/rédacteurs selon l’erreur).
Le hotliner rédige aussi une documentation du site pour le client, afin que celui-ci puisse l’administrer convenablement et si possible tout seul.
L’hotliner fait aussi office de statisticiens et informe le client (à sa demande) de diverses choses (nombres de visites/abonnements aux newsletters). Il peut également faire des "export" de ces données pour les transmettre.
Phrase maudite pour l’hotliner : "J’ai un petit soucis, j’ai essayé de..."

Voilà, c’était mes métiers, un petit aperçut sur mon travail et sur ma conception (très personnelle) du développement web (senior).
Ce topic me fera aussi une sorte de post-it pour que je me bouge le cul et ajoute une rubrique "work" comprenant CV& réalisation internettiennes.
De plus, il m’a permis d’avoir mon quota de ouinouineries autocentrées chère à tout bloggueur.

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