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MageGaHell Aerth
Aerth, récits fantastiques
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Genius Battle On !

Genius Battle On !

(MageGaHell’s Blog - Anime/Manga - 13/01/2010)

Je manque à tous mes devoirs, sans vous donner votre dîme quotidienne de blogueries, à vous mes milliers de fans !
Mais que dire ? Je croule sous le boulot, mais je ne peux en parler (et oui, clause de confidentialité tout ça).
Geindre sur ma vie et me faire psychanalyser gratuitement par des inconnu ? Mouaip, j’aime pas trop ça, même si je râle souvent...
Des googleries ? Je vous ai déjà fait le coup.
Une chaîne ? Bof, déjà faut avoir des amis et je l’ai là aussi déjà fait...
Nous allons donc parler manga !

Toi, le geek otaku, toi qui a la constitution physique d’une larve amorphe et aucun intérêt pour les sports... Que peux tu donc bien lire ? Tu ne te reconnais pas dans les tous les shonen (même si c’est distrayant) : le nekketsu te laisse froid.
Pour une fois, tu n’as pas envie de baston, de boule de feu ou de dépassement de soit purement physique/sportif.
Tu aimerais lire quelque-chose d’un peu plus "cérébral"...

Ah, il y avait bien Death Note, un affrontement intellectuel de deux génies qui a poussé tout une génération de jeune fille vers le Goth Lolita et tout une génération de jeunes hommes vers le diabète et les courbatures.
L’ennui, c’est que c’est fini.
Que trouver d’intéressant à lire dans un genre proche ?

Bloody Monday bloody_monday
Comme je le disais dans un précédent article, désormais le geek, c’est chic.
Le héros de ce manga est donc un geek, un vrai, un hacker. Mais un gentil hacker, hein, pas un de ces voyous qui s’amuse à détruire les serveur Ragnarok mal sécurisés...

Fujimaru Takagi, étudiant banal en apparence (il y a peu d’étudiant banals dans les mangas, encore moins dans celui-ci) est secrètement (enfin, pas tant que ça) le célèbre et génial hacker Falcon.
Il faut dire qu’il a quelques atouts : papa (Ryūnosuke Takagi) est membre de Third-I, une division de contre-espionnage secrète du gouvernement japonais.

Sa jeune soeur (Haruka Takagi) souffre d’une maladie du foie requérant de régulières dialyses. Ce qui n’est guère pratique vu sa fonction de boulet/personne à enlever.
Falcon a évidemment une passion pour la justice et aide ceux qui sont dans le besoin.
Il se retrouve vite embarqué dans une histoire de (bio)terrorisme, son père accusé de meurtre/trahison. Il va donc falloir que notre hacker de génie se démène pour innocenter son père, sauver sa peau (et celle de ça soeur, celle-ci obéissant aux clichés des personnes aimant se faire enlever/mettre en danger) et stopper les terroristes.

Heureusement (?), il est aidé par les membre du club de journalisme.

Otoya Kujō en est le président et est l’ami d’enfance du héros (même s’il a un an de plus). Calme, réfléchit (à l’inverse de Falcon qui est un peu bouillonnant comme tout héros de shonen qui se respecte, même geek).
Une brutasse au tir à l’arc, qui plus est (c’est toujours utile).
Spoiler :


Spoiler 2 :

Aoi Asada est la vice-présidente du club. Elle aussi amie d’enfance (avec évidemment tout ce que cela implique coté coeur) de Falcon, elle est également la disciple en karaté du père (espion) de celui-ci. Autant dire que ces talents risquent d’être utile. Cool, après l’archer, voilà la guerrière.

Mako Anzai : plus jeune d’un an que Falcon et membre du club de journalisme, elle est fan de Falcon et de ses hack justiciers. Personnage qui parait un peu naïf et bébête, très moe, va prendre de l’importance par la suite. Spoiler :

Hide Tachikawa : autre membre du club de journalisme, un peu naïf et sans talents particuliers (il ne pouvait pas y avoir que des gens bizarres). Spoiler :

Coté méchant, y’a aussi du beau monde :

Maya Orihara : sculpturale espionne à la solde de terroriste et à la poitrine hors-norme, elle est mystérieusement infiltré en temps que professeur dans le lycée de Falcon (on a les couverture qu’on peut). Personnage emblématique et retord, sans le moindre scrupule ou presque. Spoiler :

J : arrivant plus tard dans le manga, c’est le "patron" de Maya et du groupe terroriste (enfin, l’un d’eux).
Curieusement (enfin, non, pas dans un shonen), c’est un adolescent de l’âge de Falcon.
Manipulateur et calculateur au possible, au bagout bien rodé, il arrive à manipuler même Falcon alors qu’il n’a pas les connaissances informatiques pour lutter contre lui. Tout comme Maya, son fanatisme envers la cause est sujet à caution : difficile de savoir à quoi il pense en réalité !

K : encore plus tard dans le manga, vous apprendrez l’identité de ce leader terroriste après un retournement de situation des plus improbable.
Pour ne rien vous gâcher, je ne vous le spoil pas.
Là par contre, c’est du fanatique vicieux et manipulateur pur et dur.

Je vous passe la liste des membres de Third-I qui lutteront contre les terroristes. Bien que beaucoup soient important pour l’histoire, et mis en avant lors d’action/raisonnement héroïque, ce ne sont après tout que des adultes dans un shonen, donc des personnages secondaires.

Pour ne pas trop spoiler, je ne vous livrerais pas le but, ni les méthodes des terroristes.

En résumé : un petit shonen "intellectuel" sympathique (et terminé), mené tambour battant. Beaucoup de retournement de situation (parfois trop et/ou improbable). Les hackings de Falcon sont bien évidemment plus qu’impossibles, mais on note un effort d’explication sans tomber ni dans le pur technique, ni dans le pipotron absolu.
Le nommage des "méchants boss" par une lettre fait aussi quand même un peu repomper...
Le style graphique est on ne peut plus classique et très "shonen" (y’a qu’à voir la poitrine de Maya...
A noter : existe aussi en drama télévisé, dont voici en bonus le trailer fait par des fans :

et il y a une suite, appelée Bloody Monday Saison 2 (très original).

Liar Game liar_game
Les tandem improbables, ça marche toujours ! Voilà un manga amusant et remue méninges qui va vous en donner un bien classique.
Nao Kanzaki est une japonaise caricaturale : naïve (à la limite de la bétise), honnête, douce, pétrie de grand idéaux, énergique, sympa et dynamique... Bref, une pigeon idéale.
Qu’elle n’est donc pas sa surprise de recevoir un jour une malette contenant 100 millions de yen (ça fait environ 750 000 euros). Sympa !
Pas vraiment : il faut pour cela (c’est obligatoire) participer à un jeu sordide : le Liar Game. Si on gagne, à nous le pactole mais si on perd, on fini endetté à vie ou pire...
Evidemment, vu la cruchache qu’est Nao Kanzaki, elle perd tout dès le premier round...
Mais elle a une idée : un célèbre arnaqueur génial, Shinichi Akiyama vient de sortir de prison. Elle va donc lui demander son aide, lui le génie froid, taciturne et a priori insensible.
Il fini par accepté, vaguement à contre-coeurs et il sauve la mise de la jolie jeune fille par son talent de menteur/tricheur/escroc.

L’ennui, c’est que les idéaux de Nao (qui aime et veut aider tout le monde, même ceux qui la méprise, qui la trahisse ou qui profite de sa naïveté.
Heureusement, Akiyama est là pour la sauver (avec d’autre parfois : il se fait peu à peu contaminer par les idéaux de sa partenaire).
Leur but devient alors de faire couler les organisateurs de ces jeux malsains (ou de sauver tout le monde ou presque de l’endettement, pour Nao).

L’essentiel du manga est basé sur la répétition des situations : après chaque "Liar Game" de gagner (ou de perdu), les héros sont contraints sous divers prétexte de participer à un "round" suivant, où sera dévoiler un "jeu" encore plus sadique et vicieux, que l’astuce de Akiyama permettra de déjouer/gagner (ou pas).

Notons deux personnages sympa dans les "adversaires" que le tandem fini par croiser, donnant un peu de vie et de punch aux "rounds" :
Yuji Fukunaga : arrive au round 2, elle semble être une femme timide (mais ceinture noire de karaté).
La vérité est évidemment tout autre dans le Liar Game... Spoiler :

Norihiko Yokoya : ce participant roué apparait bien plus tard. C’est un psychopathe génial, avide de domination.
Il aime tout contrôler, par la peur ou la manipulation. Froid et vicieux, c’est l’anti-Nao parfait et évidemment le rival d’Akiyama.

En résumé : un manga amusant, bien que répétitif, mais il faut aimer les jeux/épreuves. L’auteur s’en donne à coeur joie pour en inventer des originaux et tordus.
Des pages et des pages sont consacrés aux explications des règles et des stratégies : cela risque d’en rebuter plus d’un...
Le style graphique est un peu bizarre, mais l’histoire fait vite oublier la dégaine étrange des personnages (je me demande si l’auteur a pas fait exprés de mettre des masques aux organisateurs du Liar Game pour pas avoir à leur faire des visages chiant à dessiner).

A noter : ça existe aussi en drama (et film), sur plusieurs saison.
Bonus, l’opening de l’épisode 2 :

Kurosagi kurosagi
Des trois manga que je présente aujourd’hui, celui-ci semble être le plus "sérieux". Un peu comme dans Liar Game, on va parler mensonges, escroqueries et génie.
Le génie, c’est Kurosaki (surement un pseudo), un jeune homme dont la famille a été ruiné et conduit au suicide...
Il a donc juré de se venger... en escroquant les escrocs.
Il devient donc un "escroc noir" (Kurosagi en japonais, notez la similarité avec le pseudo/du héros), qui prends à leurs propre jeu les escrocs "blanc" (shirosagi, arnaqueur professionnel) ou "rouge" (Akasagi, manipulateur profitant des sentiments du sexe opposé).

On suit donc ses pérégrinations au cours de ses arnaques. Kurosaki voudrait être quelqu’un d’impitoyable, concentré uniquement sur la vengeance... Mais il n’y parvient pas : malgré son caractère un peu bizarre, il se laisse attendrir par les détresse des gens dépouillés et se propose (ou est supplié) pour les aider.

Le manga se compose donc d’histoires quasi-indépendantes, chacune montrant une arnaque vicieuse que déjoue/retourne Kurosagi, sauvant un innocent naïf au passage.
Il n’y a donc pas trop de personnage secondaire notable dans l’entourage de l’escroc d’escroc : c’est un solitaire. Juste une étudiante de son âge qu’il sauve qu’on revoie un peu, le vieux "fixer" du bar (ça à l’air d’être un sale vil, lui, même s’il aide très souvent Kurosaki)...
Notons que la police s’interroge de plus en plus sur ce mystérieux escrocs génial... Même s’il arnaque des coupables, ce qu’il fait reste illégal...

En résumé : un manga sympathique et intelligent, montrant de vicieuses magouilles.
A noter que comme dans Liar Game, c’est parfois un peu "technique" (point de loi, processus bancaire) mais ça reste fort distrayant.
Niveau graphisme, c’est simple, sobre et plutôt bien fait (comprenez "j’aime bien"), bien qu’essentiellement centré sur les personnages (peu de décor).
Tiens, là encore ça a été adapté en drama !
Voilà l’opening (pas très explicite, mais le sujet n’est pas vraiment "visuel") en bonus :


A noter : il existe un manga homonyme (ou presque) nommé Kurosagi Corpse Delivery Service. Cela n’a rien à voir (pas lu, mais ça à l’air assez barré...).
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