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MageGaHell Aerth
Aerth, récits fantastiques
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ça prend la poussière ici !

ça prend la poussière ici !

(MageGaHell’s Blog - 3615 My IRL - 29/11/2009)

Voilà des mois que je n’ai rien écrit ici.
Pourquoi ?
L’automne est toujours un moment pénible, niveau travail essentiellement : il faut cumuler la rentrée (septembre/octobre, et donc les sites/événements web prévus pour) puis préparer Noël (pareil : tout le monde a des projets pour cette période de l’année).
De plus, le début de l’automne est la période traditionnelle du Prix Littéraire du Chaos.
Oui, bon, théoriquement on a plusieurs mois pour écrire notre nouvelle. Mais comme d’habitude, je m’y prend au dernier moment et je dois tout rusher. D’ailleurs, je n’ai guère été inspiré par le sujet de cette année.
Enfin, en plus de l’épuisement physique et mental des surcharges de travail, j’ai également passé un automne plutôt rude pour le moral. Me retrouver célibataire à nouveau, à 30 ans, c’était pas vraiment l’avenir que j’envisageais... Mais bon, c’est la vie.
Bizarrement, malgré tout, l’automne est sans doute ma saison préféré : j’en aime la couleur, j’aime le vent, les ciels lourds de nuages, les orages et les tempêtes...

Ceux qui me connaisse savent que malgré le travail, je traine sur le net plus que souvent. Pourquoi donc alors je ne mets pas ce blog à jour ? Ou pourquoi, pour mes fans, je n’écris plus ou quasi plus ? Pourquoi est-ce que je passe plutôt mon temps sur les forums, sur IRC, sur un MMORPG ?
Je ne sais pas trop. Flemme et fatigue, je dirais.
Je ne sais pas, mais après avoir passé des heures à taper du code, à rédiger des mails alambiqués pour arracher des informations, informer, essayer de gérer... Et bien je me retrouve comme une loque vide.
L’imagination ne vient plus et l’envie encore moins.
Mon esprit vagabonde dans un million de mondes, crée un million d’histoires... Mais trop vite. Je n’ai ni me courage de m’atteler à essayer de les retranscrire.
L’écrit est trop lent et je ne suis pas toujours satisfait de ce que j’obtiens, des textes trop plats, pas à la hauteur de ma "vision". J’ai par exemple rageusement effacé un chapitre de EHE, quand lors d’un voyage en train j’ai enfin eu le courage d’essayer de relancer ce récit...

Deux choses semblent être nécessaires pour me motiver à écrire : la "fraicheur intellectuelle" et l’ennui.

La "fraicheur intellectuelle" : j’ai constaté que j’ai plus productif, plus imaginatif quand mon esprit est libre de vagabonder toutes la journée.
Pour cela, les tâches répétitives sont très efficaces.
Je n’ai jamais autant écrit que durant mon misérable DEA. Je faisais chaque jour au presque la même chose, à quelques variations de conditions expérimentales près. Telle est l’ingratitude de la Science : 75% de labeur répétitif (il faut des échantillons statistiques fiable, donc un grand nombre d’expérience identiques, dont ils faut préparer les composant de manière identiques, ...) et 25% de réflexion.
Hors, depuis que j’ai changé d’orientation, mon métier est moins répétitif. Certes les codes sont souvent les mêmes, on trouve aisément des similitudes entre 2 sites web, les problèmes rencontrés et leurs solutions peuvent se répéter d’un projet à l’autre... Mais il y a toujours une particularité, un imprévus, quelques-choses qui renouvelle mes tâches chaque jour. Je dois donc réfléchir chaque jour, moins fonctionner en mode automatique/zombie.
Et c’est épuisant intellectuellement.
Le soir, je n’ai qu’une envie : avoir du temps de cerveau disponible (mais que je ne soumet pas à TF1 : je préfère le net, ce grand aspirateur à attention).

L’ennui : l’être humain n’aime pas s’ennuyer. Il cherche donc à s’occuper.
Moi, c’est la lecture et parfois, l’écriture.
Mais une chose est apparu dans ma vie : internet haut débit.
Je n’ai eu l’ADSL qu’en 2005. Avant il existait donc une limite (pécuniaire et "bordel, ça saoule, va falloir 20min pour afficher ça").
Je ne pouvais donc que peu fuir l’ennui à l’aide d’internet. Il ne me rester donc plus que la lecture, l’écriture (vous allez tout de même pas croire que j’allais sortir ou faire du sport ?).
Maintenant, en ville, avec un débit de malade, je n’ai qu’à faire quelque clic pour instantanément trouver quelque chose pour me distraire.
Et c’est infini. Il y a temps de choses à lire, de films et d’animes à voir, de forums à consulter, de jeux à essayer...
Comment voulez-vous trouver le temps d’écrire ?

J’ai également un autre défaut : j’ai du mal à être concis, à ne parler pour ne rien dire.
Je ne conçoit pas d’alimenter mon blog avec un post monoligne ou une photo de chat.
Cela se voit aussi dans mes récits : je préfère le format long, épique. J’ai par mégarde quintuplé le PLC 2008, j’ai donc essayer d’être extrêmement scrupuleux et de rentrer dans les normes de celui de 2009. _ Et je n’ai pas aimé ça.
J’aime poser des "background", construire des univers, des personnages (rocambolesques). Même si je ne suis pas un auteur extrêmement "descriptif", j’aime être à l’aise, m’étaler. Je n’aime pas le format cours.
Et donc, même mes post de blog sont dithyrambiques (celui-ci y compris).

Enfin, plus spécifiquement pour le blog : pourquoi je n’arrive pas, comme tant d’autre, à poster quelques petits trucs sur ma vie quotidienne ?
Il y a deux raisons à cela.
Tout d’abord, je ne prend pas mes (rares) lecteurs comme des confidents ou des psy gratuits.
Je n’aime guère parler de ma vie privée. Le terme parle de lui même : privée. Je ne pense pas faire de confidence sexuelle ou étaler mes opinions personnelle ici. J’ai parfaitement conscience de la divergence entre blog et journal intime. Déjà que de base je ne suis pas un expansif (cela surprend parfois ça : je suis à l’aise en public, je parle sans mal devant des gens, je peux discourir, enseigner devant une classe, mener des réunions de travail... Mais jamais ou quasiment jamais je ne parle de choses personnelles, si vous faîtes bien attention).
J’ai aussi une vie assez monotone : peu de sortie, peu d’activité "dans la vie réelle" ou en groupe. Donc pas de récits de beuverie ou d’orgie, ou même simplement d’anecdotes.
Enfin, il y a l’autre pan de ma vie, celle qui occupe quand même une (trop) grande part de mon temps : le travail.
Certains blogueurs peuvent (parfois de manière détourner) faire des notes sur leur travail.
Moi, c’est difficile. Je suis tenu à des clauses de confidentialité. Je m’astreint à essayer de ne pas juger/ne pas faire connaître mes opinions personnelles sur les clients/dossiers.
Je travaille dans la communication web, et j’aime mon travail : il me faut donc le conserver.
Je ne peu donc pas affirmer que untel est un connard incapable, que l’entreprise machin est dirigé par des pignoufs incompétents, que la cliente truc ne sais pas ce qu’elle veut, que l’utilisateur bidule à saloper mon travail...
Je pourrais, mais cela heurte (un peu) ma déontologie et mon professionnalisme.
Oh, je l’ai déjà fait (médire est un trait essentiel de l’humanité), j’ai déjà lâchés quelques anecdotes, mais généralement discrètement et devant un public choisit. Mais j’essaye d’éviter : tout ce sait.
Puis j’essaye de pas trop chouiner sur mon travail : au moins, j’en ai un, un sympa en plus.

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